La FNEC FP FO rappelle...

La situation sanitaire inédite (en France et dans le Monde) suite à la pandémie
ne saurait être un prétexte trop facile pour continuer de casser nos statuts !
Communiqué de la FNEC à lire ci-dessous :

Publications du Snudi FO 79

Une petite synthèse d'un certain nombre de mails envoyés dans ce département.
Lire ci-dessous :

Le coronavirus ne saurait être un prétexte à la destruction des statuts 


La FNEC-FP FO n’accepte pas les déclarations du ministre : « En cas de situation exceptionnelle, les textes règlementaires passent au second plan...» 

En tout état de cause la FNEC-FP FO condamnera toute tentative d’utiliser la crise sanitaire pour remettre en cause les statuts et les libertés fondamentales. 


Restons vigilants et continuons, à travers la crise sanitaire qui s’annonce, à défendre notre statut et nos conditions de travail !


CORONAVIRUS, les questions que l’on se pose
La décision présidentielle d'appliquer le niveau 3 de la crise sanitaire à l’Éducation Nationale, comme l'a annoncé le ministre Blanquer pose de nombreuses questions.
A noter qu’une Foire aux questions est en ligne sur le site du ministère.

Suite à l’allocution du Président de la République le jeudi 12 mars, le Ministre de l’Éducation nationale a souhaité rencontrer les organisations syndicales vendredi 13.


Il parle de « la plus grave crise sanitaire que la France ait connue depuis un siècle. » Il en ressort que l’ensemble des salariés sont en danger grave et imminent. Et ils sont extrêmement inquiets. Leur première réaction est de se dire : « si je dois aller au travail, prendre les transports, ma santé et ma sécurité doivent être préservées ». C’est le Ministre Blanquer, qui est responsable et par conséquent, il doit donner une consigne claire, nationale, à tous les recteurs et tous les DASEN indiquant que tous les personnels des écoles, établissements, services déconcentrés ainsi qu’au ministère ne doivent pas se rendre sur leur lieu de travail. 

Il annonce une modification majeure de l’organisation du travail : nous ne comprenons pas pourquoi le CHSCT ministériel n’est pas convoqué dès lundi 16. 



Il y a une grande confusion dans les écoles, les établissements et les services des rectorats. Tous sont en ébullition : tous les personnels, notamment les personnels de direction, les gestionnaires, les directeurs d’école sont assaillis ce matin de questions auxquelles ils ne peuvent pas répondre. 

Se rendre sur son lieu de travail ? Pour faire quoi ? Pour quelles missions ? 



Le ministre ne donne aucune consigne claire 

Que ce soit sur les modalités du télétravail, sur les activités dans les établissements scolaires, ou sur les mesures de sécurité, le Ministre renvoie toutes les décisions au niveau local, à l’appréciation des chefs d’établissement, des directeurs d’écoles et des IEN. 

L’absence de cadrage national a provoqué une grande confusion, une hétérogénéité des consignes données aux personnels. 

FO demande à ce que le ministre prenne ses responsabilités et donne les consignes qui protègent et renseignent tous les personnels de la même façon, sur l’ensemble du territoire national



Pour les enseignants et les autres personnels, que faire ? 

Pour tous les personnels : 

Le ministre a déclaré à France Info que la présence des personnels se fera sur la base du volontariat : « Une personne qui n’est pas volontaire ne doit pas venir », notamment « si elle n’est pas à l’aise psychologiquement avec cette situation ». Une telle directive ministérielle permettra qu’aucune pression locale ne s’exerce sur un agent qui ne souhaite pas venir. 

En cas de problème, contacter le SNUDI-FO 17 (snudifo17@orange.fr) 



Les AED et AESH, ne peuvent pas être mobilisés pour d’autres missions que celles figurant dans leurs contrats. Plus particulièrement pour les AESH, s’il n’y pas d’élèves notifiés MDPH, l’administration n’a aucune raison d’exiger leur présence. Ce qu’a confirmé le ministère lors de la réunion du 13 mars. 

En cas de problème : contacter le SNUDI-FO 17 (snudifo17@orange.fr) 



Pour les personnels à risque ou n’ayant pas de solution de garde d’enfant : 

►Pour les personnels à risque (liste ici) Un certificat médical attestant du risque pour la santé à adresser au médecin de prévention et au rectorat afin de ne pas subir la journée de carence + copie au syndicat FO. 

Le Ministre a répondu à la demande de Force Ouvrière de faire parvenir aux recteurs et DASEN un courrier demandant le recensement des personnels à risque et donc particulièrement exposées. Ainsi, et à titre conservatoire, ces personnels seront protégés en ne venant pas dans les écoles et établissements. 

La FNEC-FP FO a demandé en plus que ces personnels puissent bénéficier d’un suivi médical. 

►Pour les personnels qui n’ont pas de solution de garde d’enfant : mail à adresser au supérieur hiérarchique (IEN) pour expliquer sa situation. 



Les directeurs d’école, qui croulent déjà sous le travail, n’ont pas à récolter les mails des parents ni à transmettre leur numéro personnel aux familles. Les personnels de direction doivent être protégés avec du matériel médical adapté (notamment masques). 



Concernant le télétravail : notre fédération, la FNEC-FP FO, s'est adressée à nouveau hier au ministre pour lui rappeler que le décret n° 2016-151 du 11 février 2016 fixe les modalités et les conditions de mises en œuvre du télétravail dans la Fonction publique. 

Ces textes indiquent que doivent être respectés notamment le volontariat de l’agent, la fourniture de matériel, l’organisation du travail, le décompte du temps de travail.

En cas de problème : contacter le SNUDI-FO 17 (snudifo17@orange.fr) 



Les personnels en arrêt de travail, ou bénéficiant d’une autorisation spéciale d’absence ne sont pas soumis au télétravail. 

En cas de problème : contacter le SNUDI-FO 79 au snudi.fo79@wanadoo.fr. 


Les enseignants n’ont pas à communiquer leur numéro de téléphone, ni leur adresse e-mail personnelle, ni même leur adresse e-mail professionnelle. 


Mot à adresser aux parents, mettre le numéro de l'école ou pas ?
Des IEN nous ont proposé un mot à transmettre aux parents, dans lequel il est précisé que l’école est joignable durant toute cette période et que les collègues doivent donc communiquer l’adresse mail de l’école et son numéro de téléphone.
Rien n’oblige à mettre le numéro de téléphone de l’école, l’adresse mail suffit.
Si vous avez donné le numéro de l’école, n’hésitez pas à enregistrer sur la boîte vocale du téléphone de l’école, un message indiquant l’adresse mail de l’école.
De plus, rappelons que nous ne sommes joignables (par mail ou par téléphone) que sur les horaires de travail ordinaires.

Suis-je obligé(e) de me rendre sur mon lieu d’affectation dès lundi 16 ?
NON. Rien n’oblige les PE à se rendre dans leur école.
La Rectrice le dit elle-même dans un message adressé à toutes les écoles :
«Si l’école est fermée pour tous les élèves, elle est ouverte aux personnels qui peuvent se rendre sur leur lieu de travail pour organiser et dispenser un enseignement à distance (…) »
Et le SNUDI-FO 17 rappelle que « peuvent » n’est pas « doivent ».
Si vous êtes en obligation de garder vos enfants à domicile, vous restez chez vous.
 
Si je reste chez moi, l’IEN me parle de « télétravail »…
La hiérarchie parle alors de « télétravail » tout en faisant fi de la réglementation (LIRE LE DECRET « TELETRAVAIL » ICI).
Le texte dans son article 2 précise que :
« Le télétravail désigne toute forme d'organisation du travail dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux de son employeur sont réalisées hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l'information et de la communication (…) »



L’article 5 énonce :
« L'exercice des fonctions en télétravail est accordé sur demande écrite de l'agent. Celle-ci précise les modalités d'organisation souhaitées, notamment les jours de la semaine travaillés sous cette forme ainsi que le ou les lieux d'exercice.(…) »



L’article 6 précise :
« (…) L'employeur prend en charge les coûts découlant directement de l'exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci. »

Nous ne sommes donc pas dans le télétravail.
Ces textes indiquent que doivent être respectés notamment le volontariat de l’agent, la fourniture de matériel, l’organisation du travail, ...
Pour les enseignants, cela nécessiterait une formation, des moyens matériels mis à disposition et un défraiement (coût de l’abonnement internet, des logiciels, …)

Les réunions à venir sont-elles maintenues ?
Dans certaines circonscriptions du département, des IEN ont conseillé de reporter les conseils d’école. Quid des autres réunions comme les équipes éducatives, les conseils des maitres, les réunions de directeurs… ?
Libre à chaque école de redéfinir, ou pas, un calendrier.

Le SNUDI-FO 17 demande à ce que les animations soient repoussées.


A suivre...

Dernière minute : (extraits de quelques "directives" de la hiérarchie)

Il n'est pas souhaitable (mais pas interdit dans cette situation exceptionnelle) qu'un seul enfant soit accueilli
et (plus loin)
un.e enseignant.e peut être seul.e à l'école.
On voit dans quel genre de situation à risque  cela pourrait nous mener...

Et enfin, sous-estimant manifestement la gravité de la situation sanitaire ou la réalité des établissements scolaires (nettoyage des locaux, gel et masques indisponibles) :
Si les consignes d'hygiène, les gestes barrière sont scrupuleusement respectés, les risques sanitaires sont minimes.